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Bien que portant la date de 1714, le "Da Vinci" est plus délicat que certains violons de la même année. Il a des ouïes plus sveltes et plus droites ainsi que des coins plus étroits.
Le fond, d’une seule pièce, est doté d’ondes magnifiques. La présence de motifs saisissants dans le bois et son vernis brillant sont vraisemblablement à l’origine du nom extravagant que porte l’instrument et n’est, bien entendu, en rien lié au peintre.
Ce violon est décrit dans l’ouvrage d’Ernest Doring "How Many Strads", paru en 1945, mais son histoire est retracée pour la première fois sur un reçu fourni par les marchands Parisiens Chardon & Fils datant de 1888. Il avait préalablement appartenu au fervent collectionneur le Vicomte de Janze. Après avoir été brièvement la possession d’un autre personnage passionné de violons, le français M. Fourchy, il passe entre les mains de nombreux éminents marchands Européens, jusqu’en 1924 où Erich Lachmann lui fait traverser l’Atlantique. Là, aux Etats-Unis, le marchand Emil Herrman, le vend à un élève de Leopold Auer originaire d’Odessa, nommé Toscha Seidel . Il est fort possible que Seidel utilisait ce violon lorsqu’il donnait ses cours à Albert Einstein. Seidel meurt en 1962. Le "Da Vinci" apparaît ensuite chez Sotheby’s, à Londres, en 1974. Aujourd’hui, il appartient à la collection japonaise Munetsugu .
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