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Le catalogue de l'exposition Antonio STRADIVARI  est disponible.

"Antonio Stradivari"

Ed. Actes Sud

ISBN 978-2-7427-7899-7

tarif : 29 €

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Hamma 1717

 

 

 

Le "Hamma" de 1717 est un autre superbe exemple de la fin de la période d’or. Le splendide érable du fond aux larges flammes est propre à bon nombre d’autres instruments de cette période. Ce bois est mis en valeur par le vernis rouge, certes usé mais encore éclatant. La ligne du filet est particulièrement puissante : les brins noirs du filet, épais et précis, se distinguent des travaux précédents, plus légers.

La table accuse les signes d’une longue utilisation. Les bords des “ff ” sont un peu émoussés par  les multiples passages de  la pointe aux âmes, mais  ils présentent encore les traits caractéristiques de la période. Ils sont plutôt droits, près des bords, et sont pourvus de trous du haut relativement petits. Le “ff droit penche légèrement vers l’intérieur contrairement au "Maurin" , dont les ouïes sont résolument verticales. Cette différence s’explique par la façon qu’avait Stradivari de placer les “ff ” à partir des bords du violon plutôt qu’à partir du centre. La moindre déformation dans les éclisses se répercutant dans la position des “ff ”.

 

Le "Hamma" tient son nom de l’éminente entreprise Allemande fondée en 1864 par Fridolin Hamma. Implantée à Stuttgart, elle devient, aux mains de différents membres de  la  famille et au fil des générations, un des établissements  les plus prestigieux d’Europe. Durant  la deuxième guerre mondiale, la boutique ainsi qu’une partie de son précieux stock d’instruments de maître sont détruits lors d’un raid aérien. Ces pertes viennent nous rappeler combien ces assemblages de cellulose sont fragiles et il est parfois surprenant de constater qu’un nombre aussi important de chefs-d’œuvre aient survécu aux ravages du temps.

A l’instar de l’atelier de Stradivari, le magasin Hamma poursuivit néanmoins son activité. Il est reconstruit après la guerre et ne ferme finalement ses portes qu’après le départ à la retraite de Walter Hamma en 1982. Dans  les années de  l’après-guerre, Hamma continue son activité de marchand de prestigieux  instruments. Ce splendide stradivarius de 1717 n’est pas le seul instrument à porter le nom de cette famille. Ils sont en fait nombreux. Celui présenté ici acheté en Allemagne en 1976 par l’éminent marchand Londonien Peter Biddulph , qui le fit restaurer. A cette époque, il possédait en effet une volute qui n’était pas originale et, lorsqu’une tête provenant d’un stradivarius de la bonne période fut découverte, celle-ci fut greffée à l’instrument. Ce violon fait actuellement partie de la collection de Muneyuki Nakazawa, Munetsugu au Japon.